Fino fait le clown au Vergoin
"Je suis devenu clown par le jeu de rencontres et du hasard. Ca ne m'est pas venu tout gosse, au contraire, les clowns, j'en avais plutôt peur !"
Tout au plus, Alain Blatter se souvient d'un personnage qui jouait une sorte de guignol sur un stand de tombola à la vogue de son enfance croix-roussienne.
Par contre, la musique, c'est depuis toujours : accordéoniste puis bassiste, Alain a longtemps joué dans les orchestres de bal. C'est un copain musicien et clown qui lui a donné des idées : "Tiens, j'aimerais bien faire ça !".
Avec sa petite amie et un copain, il monte son premier spectacle joué pour les arbres de Noël, en amateurs. Et de fil en aiguille… "J'ai découvert qu'il y avait des possibilités, je pouvais peut-être vivre en faisant le clown !" ; Alain était alors prof de lettre, "pas très conforme et franchement pas à ma place !"
Les spectacles se multipliant, il quitte l'enseignement, "ou c'est l'enseignement qui m'a quitté, certainement un peu des deux !"

Et c'est parti pour l'aventure de comédien et de clown. Car les deux ont cohabité : Alain a même eu sa compagnie de théâtre.
 

On y jouait les textes de sa femmes Martine, professeur de lettres (et qui l'est resté !). Christian Capezzone, du Guignol de Lyon, l'embauche comme marionnettiste. "C'est lui qui m'a vraiment mis le pied à l'étrier". Depuis que ce soit avec son personnage de Fino, le clown amnésique qui a besoin des enfants pour retrouver la mémoire, en prononçant votre "éloge pour rire" pour votre anniversaire, ou en s'invitant à une assemblée générale d'entreprise pour un discours humoristique, Alain Blatter vit d'amuser la galerie.

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